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De l’apprentissage au CDI : témoignage de Léa Dumoux, éditrice de développement chez Elsevier Masson

De l’apprentissage au CDI : témoignage de Léa Dumoux, éditrice de développement chez Elsevier Masson

Entrée chez Elsevier Masson en tant que stagiaire, Léa Dumoux y a fait son apprentissage et a été embauchée en CDI comme éditrice de développement dès l’obtention du diplôme du master Ingénierie éditoriale et communication, formation partenaire du CFA SACEF.

Comment avez-vous obtenu votre apprentissage chez Elsevier Masson ?

Au départ, j’étais apprentie chez Bayard, mais cela ne s’est pas très bien passé, et donc, en accord avec le CFA SACEF, on a décidé de mettre fin à ce contrat. C’était le mois de décembre. Il y avait encore une annonce de la part d’Elsevier sur le site de l’Asfored. J’y ai répondu en envoyant mon CV. Mais ils ne prenaient pas d’apprentis pour deux ans – c’est le cas maintenant. Il y a donc eu une discussion avec le CFA et l’entreprise et je suis arrivée chez Elsevier en mars 2016, en tant que stagiaire, en alternance. Suite au stage de six mois, en septembre, j’ai signé un contrat d’apprentissage pour un an.

Le rôle du conseiller professionnel vous a-t-il été utile ?

Oui. Benjamine Letu-Montois m’a beaucoup soutenue. C’est très stressant de se retrouver en milieu d’année sans rien. Elle m’a beaucoup aidée sur comment chercher des entreprises, comment les démarcher et comment se positionner auprès des employeurs dans une démarche non pas de demandeur d’emploi ou d’apprentissage, mais en tant qu’offrant de qualités, de services, de compétences. Je me rappelle très bien avoir sollicité un directeur de maison d’édition, qui avait fini par me recevoir. Cela n’a pas abouti, mais il avait apprécié la démarche.

Comment s’est passée votre intégration dans l’entreprise ?

Vraiment très bien. Je me souviens d’un très bon accueil au sein du service, aussi bien de la part de Tarik Oulehri, mon maître d’apprentissage, que du reste de l’équipe. Tout le monde a été sympathique et prêt à transmettre ses connaissances, chose très importante pour moi. J’ai dû les déranger cinquante fois par jour pour leur poser des questions, ils m’ont toujours accueillie avec le sourire. Au niveau de l’entreprise, il faut dire que Elsevier a une politique tournée vers l’apprentissage, car elle croit que les apprentis sont les compétences de demain. Il y a une vraie volonté de développer un esprit de cohésion et de partenariat entre les apprentis et les services.

De quelles missions avez-vous été chargée ?

En premier, j’ai fait de l’assistanat d’édition : report de corrections sur épreuves, coter les figures, etc. Très vite, trois mois après, j’ai eu mes propres ouvrages, c’est-à-dire chercher le manuscrit chez l’auteur, motiver l’auteur, lui donner les clés pour qu’il puisse rédiger selon nos attentes, envoyer le manuscrit chez le préparateur de copie puis chez le compositeur, etc. Puis, faire des corrections sur épreuves, donner son BAT, faire la couverture et rédiger la quatrième de couverture.

Parallèlement à votre expérience pratique en entreprise, vous avez suivi une formation plus théorique à l’université. Quels liens avez-vous pu faire entre ces deux dimensions ?

On peut dire que la théorie nourrit la pratique et que la pratique nourrit la théorie. Il y a de grands principes qu’il faut connaître et c’est grâce aux cours qu’on les apprend. Par exemple, les règles ortho-typographiques sont la base du métier d’éditeur et il faut les maîtriser, quel que soit le type d’édition que l’on fasse. On ne peut pas s’en passer au quotidien et c’est important de les apprendre à l’université.

Mais chez Elsevier, on n’est pas des éditeurs classiques, on est des éditeurs de développement, je ne fais pas de recherche d’auteur ou de développement de projets éditoriaux à partir d’une idée d’ouvrage. Donc, je n’ai pas toujours pu appliquer directement la théorie apprise en cours, mais les deux se lient. Par exemple, les notions de communication m’ont été utiles pour rédiger les quatrièmes de couverture, pour savoir quelles phrases vont être percutantes et se démarquer de la concurrence.

Comment avez-vous géré le rythme de l’alternance de 3 jours entreprise et 2 jours à l’université ?

C’est lourd ! (rires) Ça nécessite de l’organisation. Il faut accepter de passer trois jours en entreprise et de continuer à travailler pour les cours une fois rentré chez soi, pour éviter d’être débordé. Il vaut mieux consacrer deux, trois, quatre heures aux devoirs et aux révisions des cours le soir et éviter de faire tout à la dernière minute. L’organisation est primordiale. Si on veut atteindre l’objectif, obtenir le diplôme et réussir l’apprentissage, il faut travailler, sans se poser de questions.

Vous avez été embauchée en CDI dès l’obtention de votre diplôme au master IEC. Vos missions et votre poste ont-ils changé ou évolué ?

Mes missions ont évolué. Le groupe Elsevier travaille avec des process et il est primordial que les différentes filiales locales adaptent les process à leurs spécificités. En arrivant en CDI, j’ai pu participer à une grosse réunion et suivre des ateliers de réflexion pour améliorer et changer les process du service, comme, par exemple, changer les protocoles avec les préparateurs de copie. C’est du travail, des responsabilités et des missions en plus, mais ça fait aussi partie de mes missions et de ce qu’on me demande en étant en CDI. Sur l’aspect éditorial, je fais la même chose que pendant l’apprentissage, mais j’ai plus de temps pour le faire. Cela dit, j’ai plus de projets aussi !

Et si c’était à refaire ?

Je referais exactement la même chose, sans hésiter !

 

La question vidéo à Léa :
que vous a apporté votre apprentissage sur le plan professionnel et personnel ?

 Propos recueillis par Angela Pinzone, novembre 2017.

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